La cup / Le bien être de l’intérieur

Les filles, allez vous faire une bonne tasse de thé, on en a pour un moment. 🙂 


Se réveiller… se rendre compte qu’on a ses règles… et surtout qu’on a plus de tampons ou de serviettes…se maudire…se ruer à la supérette du coin encore endormie…

Quelle femme n’a jamais vécu ça?

Bon, c’est peut être moi, mais on est d’accord que ce genre de réveil n’est pas vraiment agréable. Et ce n’est qu’un des désagréments liés à cette période du mois. (Le SPM ça vous dit quelque chose?)

Tout du moins c’est ce que je pensais avant de me rendre compte que ce n’était pas d’avoir mes règles que je détestais, mais tout le remue ménage nécessaire pour que ça se passe bien. Il faut d’abord choisir parmi des rayons entiers de protections diverses et variées, en racheter invariablement tous les mois (je vous passe les détails, mais si on calcule on arrive à environ 10 000 protections utilisées pour une femme au cours de sa vie!), ça créé des déchets non dégradables, et c’est inconfortable (non ne me dites pas que porter un tampon ou une serviette est agréable).

Le pompon étant que toutes ces joyeusetés ne sont pas fabriquées en toute transparence. Vous ne verrez sûrement pas sur l’emballage des détails comme : blanchi au chlore, poudre absorbante potentiellement toxique, présence de dioxine (polluant très nocif)… Pas très réjouissant.

La bonne nouvelle c’est qu’il existe une protection naturelle et simple, la cup.

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Mais avant tout, revenons aux bases. J’ai pris conscience que la “relation” que l’on entretient avec nos règles, et par conséquent avec notre corps, est primordiale. Pendant longtemps, j’ai maudit ce phénomène physiologique qui, finalement, nous accompagne les 2/3 de notre vie. Pour la petite histoire, j’ai pris la pilule progestative Cérazette pendant quelques années (c’est d’ailleurs la seule que j’ai prise), et je n’avais jamais mes règles, JAMAIS. Je trouvais ça génial et je ne me posais pas trop de questions. Puis j’ai arrêté et là, ça à été…épique. J’ai d’abord eu mes règles en mode chutes du Niagara pendant plusieurs semaines, puis mes cycles étaient totalement fous. Ce n’est qu’au bout de 4 ans que j’ai retrouvé des cycles à peu près normaux. Tout ça pour vous dire que je n’étais pas une de ces filles à l’aise avec leur corps. C’est mon envie de me tourner vers le naturel qui m’a permis de me reconnecter avec ma féminité.

Je me suis donc lancée dans cette aventure…

Je n’étais pas convaincue au départ, mais après avoir lu des dizaines d’articles et d’avis sur des forums, je me suis laissée tenter.

Pour celles qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, c’est une sorte de coupe en silicone que l’on insère dans le vagin (moins loin qu’un tampon) et qu’on peut laisser en place jusqu’à 12h. Personnellement place le matin et je l’enlève sous la douche le soir, aussi simple que ça…

 Je l’ai achetée à ma Biocoop, une Mooncup plus précisément. Ce n’est pas la moins chère du marché (vous pouvez en trouver aux alentours d’une quinzaine d’euros) mais je ne voulais pas la commander sur internet et c’était la seule disponible.

Ça fait maintenant plus de 2 ans que je l’utilise, et même si c’est le grand amour, au début je n’étais pas très à l’aise.

Quand j’ai ouvert la boîte, mon premier réflexe a été de trouver l’objet super gros. C’est sûr que lorsqu’on est habituée aux tampons la différence de taille est flagrante, mais elle est pliée lors de l’application et n’est, finalement, pas plus volumineuse qu’une protection classique (il y a bien sûr une notice fournie avec chaque cup, vous expliquant comment vous y prendre). Après cette première impression, on se rend compte qu’il y a beaucoup d’avantages et quelques petits inconvénients.

Un résumé en dessous.


AVANTAGES DE LA CUP

  • C’est confortable. Contrairement à un tampon, la cup n’absorbe pas le sang, mais le recueille. Il n’y a donc pas de problèmes de sécheresse. Elle est aussi très souple et s’adapte donc bien aux mouvements du corps, notamment pendant le sport. Le seul hic pour moi était la tige qui dépasse sous la cup, elle me gênait au moment de m’asseoir, je l’ai donc coupée et depuis plus de problème. Il faut savoir qu’il existe généralement 2 tailles de cup, selon si vous avez des règles abondantes et si vous avez eu ou non des enfants.
  • C’est pratique. TRÈS TRÈS pratique. Vous vous souvenez la petite scène au début de l’article? le sprint à la supérette? oui et bien voilà, tout ça c’est fini! Quand comme moi, on est pas sûre du moment exact ou on va avoir ses règles, on peut placer la cup le jour d’avant sans problème et on est tranquille. Pas besoin non plus de vider sa cup toutes les 2h environ comme un tampon, on peut la laisser tranquille au maximum 12h, et ça c’est chouette. Honnêtement, parfois j’en oublie même que j’ai mes règles, c’est pas beau ça? Le plus meilleur étant que la durée de vie d’une cup (selon les concepteurs) est d’environ 10 ans.
  • C’est propre. Comme la cup fait un effet ventouse (glamour bonjour!), il n’y a pas d’oxydation du sang dû à son contact avec l’air et donc… pas d’odeurs, ni de risque de fuites. Pas d’inquiétude, notre utérus est ainsi fait qu’il est impossible de la “perdre”. Après chaque cycle, on fait bouillir sa cup pour la stériliser, donc côté hygiène il n’y a pas mieux.
  • C’est économique. Une cup à 20 euros qui dure en moyenne 10 ans, une boîte de tampons ou de serviettes à environ 5 euros que l’on doit acheter tous les mois (au mieux tous les 2 mois)… Je vous fait le calcul ou c’est assez évident? 🙂
  • C’est écologique. Comme je vous l’avez lu plus haut, les protections classiques sont fabriqués de manière douteuse et toutes les substances toxiques qu’elles renferment sont nocives pour notre santé. Cette partie de notre corps étant une muqueuse, elle absorbe tout et est donc particulièrement exposée. En revanche, les matières utilisées pour fabriquer la cup (silicone, latex ou TPE) ne polluent pas notre flore.

 


INCONVÉNIENTS DE LA CUP

  • Le plus gros des petits inconvénients viens au moment de la changer en dehors de chez soi. Normalement ce désagrément n’arrive qu’au début, si la cup est mal placée ou la taille mal choisie. Il faut alors prévoir de pouvoir rincer sa cup au cas ou il n’y aurait pas de lavabo à portée de main (une bouteille d’eau dans le sac et c’est réglé).
  • Les allergies. Certaines femmes sont allergiques au latex, c’est pourquoi les cup sont généralement faites en silicone. Si toutefois vous êtes allergique au silicone (ce qui est plutôt rare), vous pouvez vous tourner vers une cup en TPE.
  • Il faut être à l’aise avec son corps. Avec la cup, on voit vraiment ce que l’on perd et au début ça fait un peu bizarre. Il faut dire qu’on est mal habituées. Tout est fait pour nous couper de ce processus NATUREL ( cf la super pub ou “dame nature” est une vieille mégère casse pied), alors qu’on devrait plutôt profiter de nos règles pour se chouchouter, ralentir, bref prendre soin de soi. Après tout il n’y a rien de dégoûtant! Saviez-vous que dans les cultures amérindiennes, les femmes se retiraient pendant la semaine de leur règles car elles considéraient que ce moment permettait à leur créativité de se révéler?. Et il n’est pas rare que des femmes qui vivent ensemble sur une longue période finissent par avoir leurs règles en même temps. Tout ça pour dire qu’au delà de l’aspect physique, c’est quelque chose qui nous uni toutes et nous ne devrions pas en avoir honte ou trouver cela répugnant.

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Alors voilà, si je n’avais qu’un conseil à vous donner… essayez, dépassez les a priori et faites vous votre propre opinion sur la question. Mais promis,  il y a de grandes chances que vous tombiez dedans (oups!) et que ça vous change la vie! 😉

Si vous avez des questions, ou si vous voulez partager votre expérience, faites le dans les commentaires, c’est un sujet qui mérite d’être partagé!

Plein de bisous

 

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